Le DSLC est un équipement destiné principalement aux installations de production électrique comportant des groupes électrogènes fonctionnant en parallèle.
Son rôle commence avant même la fermeture du disjoncteur du générateur. Le système compare les caractéristiques électriques du générateur avec celles du réseau ou du jeu de barres : tension, fréquence et position de phase. Il commande ensuite le régulateur de vitesse et le régulateur de tension afin d’amener le générateur dans les conditions nécessaires à une mise en parallèle sûre.
Woodward propose notamment deux méthodes de synchronisation :
- phase matching, qui permet une synchronisation rapide ;
- slip frequency synchronizing, qui prend en compte la différence de fréquence entre le générateur et le réseau.
Le DSLC utilise un traitement numérique des signaux pour calculer les tensions RMS et la phase fondamentale. Cette méthode améliore la précision des mesures même lorsque les formes d’onde électriques présentent des distorsions.
Synchronisation et fermeture du disjoncteur
Une fonction importante du DSLC est la gestion de la fermeture du disjoncteur. Le système peut calculer le moment approprié pour commander la fermeture en tenant compte notamment du glissement de fréquence et du temps de fermeture du disjoncteur.
Le DSLC possède également une fonction de dead bus closure, permettant de gérer la fermeture sur un jeu de barres hors tension. La communication entre les contrôleurs permet d’éviter que plusieurs groupes ne tentent simultanément de fermer leur disjoncteur sur un même jeu de barres.
Contrôle de charge
Une fois le générateur connecté au réseau, le DSLC passe de la fonction de synchronisation à la fonction de load control.
Il peut gérer différentes stratégies :
- fonctionnement en droop ;
- fonctionnement en base load ;
- partage de charge isochrone ;
- montée en charge progressive ;
- descente en charge progressive ;
- contrôle de procédé.
Le système permet de programmer des rampes de chargement et de déchargement afin d’éviter une prise de charge brutale. Cette fonction permet également d’assurer un transfert plus doux entre les différents modes de fonctionnement.
Le DSLC peut recevoir une consigne de charge distante, notamment via une entrée analogique 4–20 mA ou 1–5 VDC, selon la configuration. Des entrées dédiées permettent également d’augmenter ou de diminuer la référence de charge.
Fonctions complémentaires
Selon la version installée, le DSLC peut également assurer :
- contrôle VAR ;
- contrôle du facteur de puissance ;
- contrôle de procédé ;
- compensation de petites variations de vitesse ;
- gestion de la puissance active ;
- protection contre la puissance inverse ;
- surveillance des conditions de synchronisation ;
- gestion des alarmes ;
- fonctions de réenclenchement automatique ;
- resynchronisation automatique.
Le DSLC peut donc constituer une véritable interface de gestion de la mise en parallèle et de la puissance d’un groupe électrogène.
Problématique d’obsolescence
Les premières générations de DSLC reposent sur une architecture électronique et une interface de configuration aujourd’hui anciennes. Leur maintien peut devenir plus complexe lorsque les composants, cartes électroniques ou outils de programmation ne sont plus facilement disponibles.
La modernisation permet de conserver les fonctions fondamentales de synchronisation et de partage de charge tout en bénéficiant d’une plateforme numérique actuelle.
Solution de modernisation : DSLC-2
Le DSLC-2 constitue l’évolution directe du DSLC. Woodward le décrit comme un Digital Synchronizer and Load Control destiné aux mêmes grandes familles d’applications.
Le DSLC-2 apporte notamment une architecture numérique plus moderne, une interface de configuration basée sur ToolKit, des possibilités de communication Ethernet et Modbus, ainsi que des fonctions améliorées de surveillance et de diagnostic. Les versions documentées disposent notamment de réseaux Ethernet A et B et de fonctions de communication redondantes.
Le DSLC-2 conserve les fonctions fondamentales de synchronisation, de contrôle de charge, de partage de charge, de base load et de contrôle de procédé.
La modernisation d’un DSLC vers DSLC-2 permet donc de pérenniser l’installation sans remettre en cause le principe de fonctionnement du système, tout en bénéficiant d’une électronique, d’une communication et d’outils de maintenance plus modernes.
Produit vers lequel pointe la flèche
Intérêt de la modernisation
- Remplacement d’une génération électronique ancienne.
- Synchronisation numérique plus moderne.
- Gestion avancée du partage de charge.
- Contrôle de charge et rampes de montée/descente.
- Communication Ethernet.
- Communication Modbus.
- Configuration et diagnostic via ToolKit.
- Meilleures capacités de surveillance.
- Possibilité d’architectures réseau plus évoluées.
- Pérennisation de l’installation.